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Laon – Paris

plan de la ligne Laon – Paris

vendredi 09 juin 2017, 11:00

Mathieu, chef d’escale à Laon, nous raconte son métier

par François Potart

Contrôleur, conducteur, responsable de la maintenance, vendeur, aiguilleur, responsable de ligne : à la SNCF les métiers sont nombreux, et très variés. Vous en connaissez certains (probablement ceux que je viens d’énumérer), mais il y en a d’autres qui passent plus inaperçus.

Il y a quelques jours, j’ai demandé à Mathieu, chef d’escale en gare de Laon de nous parler de son métier (dans le même esprit que mon collègue de la ligne Beauvais – Paris, qui s’était entretenu avec une conductrice de trains) : ses missions, son travail au quotidien, ses horaires.

Il a accepté ma demande. Je l’en remercie.

Mathieu, depuis quand exerces-tu ce métier ?

Je suis sur ce poste depuis maintenant un peu plus de trois ans.

Quels sont tes horaires de travail ?

Je travaille en horaires décalés. Je commence le matin à 4h20 pour finir à 12h20 en semaine,et l’après midi je débute mon service à 15h30 pour finir à 23h30 toujours en semaine. Je travaille aussi le samedi, le dimanche et jours fériés. Les horaires changent un peu. Je suis aussi amené à faire des nuits.

Chef d’escale : pourquoi ce métier ?

Auparavant, je travaillais en région parisienne. Avant de rejoindre la gare de Laon, j’assurais la gestion des personnels de la conduite des trains. Ce poste m’a aussi offert la possibilité de me rapprocher de mon domicile et de découvrir un nouveau métier.

Peux-tu nous décrire en quoi consiste ton travail au quotidien ?

Les missions du chef d’escale sont nombreuses. Pour résumer, je dirai que je suis l’interlocuteur opérationnel de la gare. Je m’explique : en situation normale, j’assure une veille sur les trains prévus à circuler sur le service. Pour faire un train, il faut du matériel, mais aussi du personnel de conduite et d’accompagnement.

En situation perturbée, j’interviens pour essayer de remédier aux problèmes rencontrés, prendre en charge les voyageurs en cas de ruptures de correspondances. Je ne travaille pas seul en gare pour assurer la production des trains et le service dans la gare. Je suis aidé par mes autres collègues  qui assurent l’expédition, la manœuvre des trains, informent les voyageurs et assurent le remisage des rames.

Je travaille aussi avec les conducteurs des trains, les agents d’accompagnement, les agents de la vente. Je suis aussi en relation avec les postes d’aiguillage et d’autres services basés sur Amiens et Paris.

A ton avis, quelles sont les compétences requises pour exercer un tel métier ?

Je pense qu’il faut surtout être méthodique. A chaque prise de service, je planifie le travail à réaliser, et je le partage avec mes collègues. J’adapte le planning en fonction des aléas de production rencontrés.

Peux-tu me dire ce qui te plaît dans ce métier ?

Le contact d’une manière générale. Je suis satisfait lorsque je peux contribuer à résoudre les problèmes qui se présentent, que ce soit pour aider les clients ou les collègues.

 

 

Mathieu, je te remercie de m’avoir accordé un peu de temps pour répondre à mes questions. 

Je croise souvent Mathieu, puisque nous travaillons au même endroit. Comme vous avez pu le voir, « la prise en charge des voyageurs » relève de ses missions. Lorsque vous me faites des remarques sur la prise en charge par exemple, c’est avec lui ou avec d’autres collègues  (quand la gare de Laon est concernée) que je partage vos observations.

Je sais que ce type d’article s’éloigne, en apparence, des sujets de production qui vous préoccupent. Mais en réalité, le fait d’aller à la rencontre de ces agents, pour les questionner sur leur métier, me permet aussi de partager vos critiques, vos propositions, vos interrogations.

Est-ce qu’il y a d’autres métiers que vous aimeriez découvrir ? Chef de bord ? Des métiers en lien avec l’information ? Avec l’intermodalité, la sécurité ? Si oui, je me dis que nous pourrions aussi préparer les questions ensemble, sur le blog.