Un voyageur m’a interrogée sur la sécurité aux passages à niveau

C'est pour moi l'occasion de rappeler les règles de sécurité mais aussi la politique de prévention et de sensibilisation menée par SNCF Réseau en partenariat avec le Ministère des transports et la Sécurité Routière

Isabelle Kuhnle

Isabelle Kuhnle

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Pour rédiger cet article, je me suis rapprochée de mes collègues de SNCF Réseau qui ont répondu à mes questions me permettant d’avoir des éléments à vous communiquer. Un 1er constat m’a tout de suite interpelée :

98 % des chocs aux passages à niveau (PN) sont dus au non-respect des règles du code la route.

Pourtant, comme tout carrefour, un PN reste un site dangereux. C’est pourquoi il est essentiel de respecter les consignes du code de la route. Mais, malgré tout, 98% des accidents routiers sont dus aux comportements des usagers de la route : impatience, habitude entrainant une baisse de vigilance, non-respect du code de la route, …

En fait, c’est 1 Français sur 5 qui a déjà franchi un PN en ne respectant pas la signalisation !

Il est impératif de s’arrêter dès que les barrières commencent à se baisser, que le signal retentit ou que les feux clignotent. Quand on sait qu’un train  lancé à 100 km/h met 1km pour s’arrêter tandis qu’une voiture c’est 80m… Cela fait réfléchir !

Un chiffre : il existe 1579 PN en Auvergne-Rhône-Alpes sur le réseau exploité.

Quelques exemples d’actions menées par SNCF réseau :

  •  Maintenance des PN

SNCF Réseau consacre chaque année 120 millions d’euros à la maintenance des PN et à la vérification des installations sous sa responsabilité : fonctionnement des barrières, signaux lumineux et sonores, téléphone de voie, fonctionnement électrique.

  • Sécurisation des PN

Ce sont les collectivités locales ou l’Etat en tant que gestionnaires routiers qui doivent mener les diagnostics de sécurité sur les PN. SNCF travaille sur son propre périmètre de responsabilité, par exemple :

Sécurisation du cheminement des piétons :

  • aménagements spécifiques,
  • dalles anti-intrusion, etc…

Suppression des PN en priorisant ceux inscrits au Programme de Sécurisation National : le coût varie entre 5 et 20 millions €

En Auvergne-Rhône-Alpes 14 PN ont été supprimés depuis 2013 (Tout au long de l’année un travail est mené avec les collectivités pour avancer sur les suppressions)

Sont aussi menées des opérations de sensibilisation du grand public :

  • intervention en milieu scolaire réalisées pour prévenir des risques d’accidents et inciter aux bons comportements (460 agents SNCF volontaires interviennent auprès de 227 000 jeunes en 2018),
  • participation à la journée de sécurité routière aux PN (1 à Vertaizon en 2018),
  • journées de sensibilisation tout au long de l’année envers les automobilistes.

Ces opérations et ces campagnes de sensibilisation sont menées en partenariat avec l’ensemble des acteurs : police, gendarmerie, collectivités, fédération nationale des transports routiers, etc. Et aussi bien au plan national qu’à l’initiative des acteurs de terrain. SNCF Réseau investit 1,5 million d’euros chaque année pour la mise en œuvre d’actions de sensibilisation auprès du grand public, y compris en milieu scolaire.

Pour terminer n’oublions pas, si besoin, que le téléphone situé aux abords des PN permet d’entrer en contact avec un agent qui peut arrêter immédiatement la circulation des trains !

Voilà, j’ai essayé de faire simple et j’espère pas trop technique… L’article est long mais il me paraissait important de détailler autant que possible.

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