Collision au PN de St-Romain

Frédéric Satre

Frédéric Satre

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Ce vendredi 10 avril, entre Givors-Ville et Rive-de-Gier, aux alentours de 15h30, un train TER venant de Lyon Part-Dieu/Ambérieu et se dirigeant sur St-Etienne a percuté une remorque de tracteur restée bloquée sur le passage à niveau de St-Romain-en-Gier. Le train a freiné d’urgence et s’est arrêté 400 mètres environ après le passage à niveau en trainant la remorque avec lui.

Aucun voyageur et agents SNCF n’ont été blessés dans ce choc. Après avoir quitté le train avec l’aide des pompiers, forces de l’ordre et agents SNCF, les clients ont été accueillis dans la salle des fêtes de la mairie de St-Romain-en-Gier.

Cette collision a provoqué l’arrêt total et instantané du trafic entre Lyon et St-Etienne les deux voies étant touchées.

Suite à ce blocage de la voie entre Givors-Ville et St-Etienne Châteaucreux, la gare de Givors-Ville est devenue gare de transfert entre les trains venant ou allant à Lyon Part-Dieu ou Perrache et les autocars de substitution entre Givors-Ville, Rive-de-Gier, St-Chamond et St-Etienne Châteaucreux. L’équipe d’assistance rapide SNCF dédiée à l’aide et à l’assistance aux clients a été positionnée à Givors-Ville pour aider à ce transbordement. Dans toutes les autres gares, des agents SNCF volontaires sont venus prêter main-forte aux agents présents afin d’informer et d’aider les clients.

Remorque St-Romain-en-Gier St-Romain bis

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il a été fait appel à toutes les sociétés d’autocars du Rhône et de la Loire afin de pouvoir assurer des rotations multiples entre Givors-Ville et St-Etienne-Châteaucreux. Malheureusement en ce vendredi de départ en vacances, les réponses positives ont été minoritaires.

En ce qui concerne la section de ligne entre St-Etienne et Firminy, la desserte de l’Ondaine a été assurée uniquement avec les trains TER de et pour le Puy et Bas-Monistrol. En effet, le matériel (les trains) et le personnel de conduite et d’accompagnement des rames Lyon Perrache – St-Etienne – Firminy ne pouvaient aller plus loin que Givors- Ville.

Pour ce qui est des gares de la rive-droite, entre Givors-Ville et Lyon Perrache, tous les trains Lyon-Perrache – St-Etienne – Firminy ont circulé avec des arrêts à Givors-Canal, Grigny-le-Sablon, Vernaison, Pierre-Bénite et Oullins.

Suite à cette collision, les équipes Techniques ont vérifié le fonctionnement du passage à niveau et de toutes les installations de sécurité sur les parties de voies concernées par le choc et le frottement de la remorque (circuits de voie, pédales d’annonce, etc.)

La remorque, pesant 1 tonne 200, encastrée sous l’avant du train a pu être dégagée à 20h15, après intervention des pompiers et des agents SNCF. Celle libération a permis de faire circuler à nouveau les trains sur la voie contiguë au train, c’est à dire la voie 1 qui est dédiée en situation normale pour les trains du sens St-Etienne vers Lyon.

Cette voie est parcourable dans les deux sens grâce aux installations permanentes de contre-sens, ce qui a permis de faire rouler en priorité les trains venant de Lyon et allant vers St-Etienne. Le trafic a alors pu reprendre de manière progressive dans les deux sens.

Ci-dessous, un bref schéma qui représente les sens de circulation.

_______________________PN ____Train arrêté___>> Voie 2 vers St-Etienne>>

< < Voie  1 vers Lyon <<____PN____________________________

                                                                   St-Romain-en-Gier 

La rame accidentée a été dégagée à 21h00 sur la voie 2 et la circulation a pu reprendre de façon normale sur les deux voies après passage du premier train à vitesse limitée afin de vérifier le comportement dynamique de la voie sur laquelle la remorque a été trainée.

 

6 commentaires pour “Collision au PN de St-Romain”

  1. bourdonnel

    Bonjour,

    Habituée du train de 19h10 en partance de Perrache, j’ai été impactée par cet événement
    remarque sur l’information : a été régulièrement donnée par haut parleur en gare, ce qui est à signaler car ce n’est pas toujours le cas
    dans le train : moins performante – le contrôleur nous a annoncé avec certitude et 2 fois de suite que le train s’arrêtait à ST Etienne Chateaucreux alors qu’il était annoncé jusqu’à Firminy (confirmé à Châteaucreux) ce qui a suscité des réactions très interrogatives
    pas d’information sur les raisons d’arrêt très long à Givors Canal, Givors et Châteaucreux
    Il me semble que la SNCF a été réactive face à cet événement mais que, comme souvent, la passation et le traitement de l’information à donner aux voyageurs manquent de fiabilité, voire manquent « tout court ».

    Cordialement

    • Frédéric Satre Frédéric Satre

      Bonsoir,
      Je peux vous répondre sur les motifs de vos arrêts prolongés ce vendredi 10 septembre.
      Devant votre train venant de Perrache circulait un train venant de Part-Dieu. Il s’agissait du premier train à circuler entre Lyon et St-Etienne suite au blocage de la ligne. La priorité a été donnée aux trains venant de Lyon vers St-Etienne. Ce train de Part-Dieu et votre train de Perrache ont circulé sur la voie 1 à partir de Givors-Ville, la voie de droite, seule voie disponible qui a été libérée à 20h15 suite à l’enlèvement de la remorque (Voir mon billet sur la collision).
      Normalement, les trains roulent sur la voie de gauche, c’est à dire la voie 2, hors la voie 2 en l’occurence était encore bloquée par le TER en panne qui avait percuté la remorque.
      Le train qui vous précédait et le vôtre ont donc pu rouler à doite sur la voie 1 à partir de Givors-Ville en sens inverse de la circulation normale grâce aux installations permanentes de contre-sens. Il s’agit d’aiguillages complétés par des signaux lumineux qui permettent de faire passer les trains sur une seule voie en toute sécurité.
      Votre train de Perrache a attendu à Givors-Canal, c’est à dire la rive-droite, que le train précédent venant de la Part-Dieu, c’est à dire la rive-gauche soit parti de Givors-Ville. Givors-Ville est le point de jonction entre les deux itinéraires. Une fois ce train venu de Part-Dieu parti de Givors-Ville et la place libérée en gare, c’est à dire vers 20h32, quant la voie 1 a été restituée suite au dégagement de la remorque, votre train a alors pu rentrer en gare de Givors-Ville.
      A Givors-Ville, vous avez encore attendu 11 minutes pour partir afin que le train de Part-Dieu qui vous précéde soit suffisament éloigné en terme de distance de sécurité pour ne pas le rattraper (cantonnement des trains). Quand les trains roulent sur une installation permanente de contres-sens, cette distance est plus grande que dans le sens normal. Dans le sens normal, sur notre ligne Firminy-St-Etienne-Lyon deux trains peuvent se suivre en toute sécurité à 5 minutes d’intervalle si leur vitesse est identique (Block Automatique Lumineux). Après avoir roulé sur la voie de doite pour dépasser le train en panne suite au choc, vous avez repris le sens normal sur la voie de gauche grâce à un aiguillage de fin de parcours à contre-sens.

      Je suis désolé pour pour toutes ces explications techniques d’exploitation ferroviaire que j’ai essayées de rendre le plus compréhensibles possibles.

  2. bourdonnel

    Bonjour et merci pour ces explications très complètes

    Il est vrai que je n’attends pas d’explications aussi détaillées à bord du train

    En revanche, j’attendrais de la SNCF qu’elle précise en une phrase synthétique les raisons de l’arrêt (ex : circulation actuelle sur une seule voie disponible en raison de l’incident survenu) et la durée de l’arrêt car nous entendons souvent « nous repartons dans quelques minutes », ce qui est, pour ce qui me concerne un peu vague, surtout lorsqu’on en est déjà à quasi 1/4 heure d’attente sans info supplémentaires.
    Mais je comprends bien que l’estimation du temps d’attente n’est peut-être pas tojours aisé à définir

    Merci pour votre réponse et bravo pour ce blog qui est une très bonne idée

    Cordialement

    • Frédéric Satre Frédéric Satre

      Merci pour votre message et l’expression de vos attentes en terme d’information à bord.
      Vous avez raison, nous devons progresser dans notre capacité à expliquer de façon simple et naturelle pourquoi le train a stoppé et le temps estimé de cet arrêt. C’est un des points majeurs sur lequel nous attendent les clients du quotidien.
      Une fois connue la nature de l’incident originel et l’annonce auprès des clients du train, la difficulté pour le Chef de Bord est d’avoir l’information précise sur les conséquences de l’incident sur la circulation de son train et l’attente qui peut en résulter.
      Il doit aller trouver l’information auprès du correspondant du Centre Opérationnel TER qui est fortement sollicité par les Chefs de Bord des autres trains, notamment lors d’incidents majeurs. Il se met de même en contact avec le conducteur de son train qui possède des informations sur la circulation ferroviaire.
      Parfois, sur les incidents importants, les informations reçues vont être modifiées suite à l’évolution de la situation sur le terrain, les scénarii de reprise vont être modifiés et des solutions différentes apportées.
      Ce n’est donc pas toujours facile pour le Chef de Bord d’exprimer de façon rapide et quantifiée un motif précis et un temps d’attente.

  3. olivedelaric

    Bonjour et également tous mes encouragements pour ce blog de ligne !
    Je prends quelques minutes pour faire part de mon expérience, puisque j’étais à bord d’un train ce jour-là.
    Monté en gare d’Oullins dans le Perrache Givors de 16h25 environ qui est passé à 45, je trouve que le chef de bord n’étais pas assez présent au micro. Sauf une fois si je me souviens bien, il s’est contenté de l’annonce de la prochaine gare et a demandé, sans beaucoup d’insistance, de ne pas sortir par l’arrière de la dernière voiture du fait de la longueur des quais réduite dans certains points d’arrêt. Cela repose la question de la sécurité entre un TER 2N (assez haut) et un arrêt hors quai ou sur un quai bas. Le sujet a été plusieurs fois soulevé en comité de ligne ces dernières années, le projet de pouvoir condamner certaines portes de la rame arrière n’ayant jamais abouti.
    Il ne faudrait pas qu’un accident fâcheux à un passage à niveau amène un sur-accident du fait de l’utilisation de rames longues dans l’urgence.
    Il me semble que certains ont malgré tout quitté le train par la porte arrière de la dernière voiture et je sais qu’il était difficile de se frayer un chemin parmi les voyageurs nombreux.
    Pour finir sur le sujet des annonces, le chef de bord aurait pu rappeler ce qui se passait car dans les points d’arrêt sans personnel, on n’est pas forcément au courant.
    Bonne continuation.

    • Frédéric Satre Frédéric Satre

      Tout d’abord merci pour ces encouragements.
      Oui c’est vrai, les rames longues entrainent des voitures hors-quai pour certaines des gares de la rive-droite ayant des longueurs de quai réduites. Dans ce cas précis, le chef de bord réalise des annonces vocales à bord et prend les mesures de sécurité prescrites afin de signaler aux voyageurs qu’ils doivent descendre en tête du train. Le chef de bord se positionne de manière judicieuse sur le train afin d’orienter les voyageurs vers les portes situées à quai à l’avant du train. En effet, certains clients indisciplinés pourraient être tentés de descendre malgré tout d’une voiture située hors du quai.
      Ce jour-là, les rames longues ont été mises en oeuvre exceptionnellement afin de pouvoir amenener le plus grand nombre de voyageurs possibles à destination puisque nous ne pouvions pas faire circuler les trains prévus, du fait de l’impossibilité d’aller au-delà de Givors.
      Nous continuerons à demander aux chef de bord de réaliser les annonces et d’initier les procédures avec sérieux et rigueur en cas de voitures hors-quai. Il s’agit d’un de nos fondamentaux pour lequel nous sommes totalement investis, c’est à dire la sécurité des voyageurs à bord des trains.
      C’est une oeuvre de longue haleine qui ne sera jamais finie.
      Après la sécurité des voyageurs, il y a l’information à bord qui vient tout de suite après.
      Le Chef de bord, s’il ne réalise pas d’actions de sécurité à bord du train, informe les clients avec les informations dont il dispose sur l’incident en cours et ses conséquences.
      Les voyageurs montés dans les points d’arrêts sans personnel avaient une première information sur les tableaux d’information installés sur les quais. Le fait de pouvoir entendre une explication plus détaillé et précise à bord du train est bien sûr sans contexte un véritable plus.

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