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Le blog maligne-TER

Marseille – Côte bleue

plan de la ligne Marseille – Côte bleue

lundi 10 octobre 2016, 12:48

Histoire de la ligne de la Côte Bleue

par Fabian Vezzani

Président de l’association « La Voix de la Côte Bleue », Eric Barron, cheminot passionné, nous propose un résumé historique de cette ligne majestueuse, quotidiennement vôtre…

De L’Estaque à Martigues, la Côte Bleue se démarque par ses tombants calcaires ou colorés d’argile rouge, plongeants dans le bleu de la Méditerranée. Longtemps isolée de par sa configuration sauvage, ce n’est que par des chemins empierrés et en charrette que l’accès au vallon verdoyant puis aux Calanques se faisait. Elle était occupée par des agriculteurs, des pêcheurs, mais surtout des éleveurs.

Après l’inauguration le 14 janvier 1848 de la ligne « royale » Marseille-Avignon, via le tunnel de la Nerthe, permettant de franchir le massif du même nom, et d’une longueur de 4368 M, il ne faudra attendre qu’une trentaine d’années pour que la compagnie P.L.M. lance le projet de la ligne Martigues L’Estaque. Le tronçon Miramas Port de Bouc existant déjà pour une exploitation essentiellement industrielle.

En juin 1904, le bulletin de loi N°1598 déclare l’établissement d’une ligne de chemin de fer de Miramas à l’Estaque d’utilité publique. C’est entre 1907 et 1915 que les plus gros travaux sont réalisés. Depuis l’Estaque, tunnel, viaduc, s’imposent alors dans le paysage jusqu’au viaduc de Caronte enjambant le chenal du même nom.

Mais ce ne fut pas une mince affaire pour les ouvriers de toute origine (alpins, italiens, espagnols et portugais). Des années de souffrance, de sueurs et parfois de deuils, sont relatés dans les différents écrits. A ce titre, je citerai le magnifique ouvrage de Louis ROUBAUD « Le chemin de fer de la Côte Bleue vers les plaines de la Crau » dont l’association tire ses principales sources.

Ce fût à l’époque plus qu’une grande aventure, un véritable défi. On distingue trois types d’ouvrages, les viaducs et les tunnels ou « souterrains » dans les documents historiques et techniques et les bâtiments de gare ou stations construit sur la base PLM mais agrémentés spécialement pour cette ligne de décor en faïence et marquises.

A partir de l’Estaque, ponts, tunnels, viaducs s’enchaînent, leurs noms chantent autant que les cigales en été. Mais ce voyage jusqu’à Miramas se fera au travers d’un prochain billet.

Eric Barron est président de l’Association « La Voix de la Côte Bleue ». Cette association se veut porteuse de projets communs aux usagers de la ligne, institutions, associations autour d’idées permettant une variété d’activités culturelles, artistique et historique à vivre en ou autour du TER, avec le soutien des institutions. Sur une base organisationnelle, elle a fédéré une émulation pour une semaine d’inauguration et commémoration du centenaire de la côte bleue mi-octobre 2015.