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Orléans-Tours

plan de la ligne Orléans-Tours

jeudi 03 février 2011, 16:54

Les coulisses Sécurité, partez tranquille

par Jocelyne Nadaud

Pour vous garantir un voyage serein, de nombreux systèmes de sécurité encadrent la circulation des trains.

Lorsque vous montez à bord d’un train, des dizaines de procédures de sécurité assurent le bon déroulement de votre voyage. Avant le départ et pendant le trajet, les vérifications du conducteur, relayées par des systèmes automatiques, permettent d’éviter, par exemple, que deux trains se retrouvent face à face sur la même voie ou qu’un train en rattrape un autre.

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Avant le raccordement de la locomotive aux voitures, l’agent de conduite (ADC) doit procéder à des essais de fonctionnement de sa machine. Il teste les systèmes de traction, de freinage et les systèmes de sécurité tels que le KVB, la VACMA (voir ci-dessous) et la radio sol-train. Il vérifie qu’il n’y a pas de restriction d’utilisation de sa locomotive en consultant le carnet de bord et il s’assure que le système d’enregistrement du parcours du train est en état de fonctionnement (boîte noire). La locomotive est ensuite raccordée aux voitures voyageurs pour former le train.

Le conducteur réalise alors, avec l’aide d’agents au sol, des essais de freinage pour vérifier la pression pneumatique et le bon fonctionnement en serrage et desserrage. Pendant ce temps, le contrôleur s’assure de l’accessibilité des extincteurs, de l’état des portes, de la libre circulation à bord du train et du bon fonctionnement des alarmes. Après ces différentes vérifications, le train est prêt à partir

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Dans la cabine du conducteur : les systèmes VACMA, KVB et radio sol-train
Lors de la circulation du train, si celui-ci dépasse une vitesse limite, liée au type de matériel et à la ligne parcourue ou si le conducteur ne respecte pas la signalisation, un automatisme prévient ce dernier. Si le conducteur ne réagit pas, cet automatisme, appelé Contrôle de Vitesse par Balise (KVB), déclenche l’arrêt d’urgence du train pour assurer la sécurité des circulations.
Un autre système qui concoure à la sécurité des circulations sur la majorité de nos lignes est la radio sol-train. Elle permet au conducteur d’un train de prévenir d’un danger tous les conducteurs des autres trains circulant dans un même canton radio (environ 20 km) et d’obtenir leurs arrêts. Elle permet également au conducteur de renseigner le régulateur et les aiguilleurs (voir ci-dessous) qui gèrent la circulation des trains dans cette zone

Un autre automatisme, baptisé Veille Automatique par Contrôle du Maintien d’Appui (VACMA), contrôle l’état de veille du conducteur et s’assure qu’il est en possession de ses moyens en l’obligeant à effectuer des manipulations au minimum toutes les minutes. Si ce n’est pas le cas, l’automatisme déclenche l’arrêt d’urgence du train. Tous les trains de la SNCF sont équipés de ces deux systèmes de sécurité.

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Sur les voies : les cantons, la signalisation et les passages à niveau
Pour espacer les trains circulant sur une même voie, les lignes de chemin de fer sont divisées en tronçons baptisés, « canton ». De longueurs variables (500 à 1500 mètres en moyenne) et délimités par des signaux, un seul train peut y circuler à la fois. Ce découpage permet d’éviter qu’un train en rattrape un autre et de respecter les distances de sécurité Comme pour le code de la route, un feu vert indique au conducteur qu’il peut s’engager dans le canton. Un feu orange l’avertit de ralentir et le feu rouge, appelé également sémaphore ou carré, lui indique d’arrêter son train, le temps que le canton se libère. Parmi les systèmes de sécurité qui jalonnent le réseau ferré, les passages à niveau (PN) nous sont les plus familiers. A l’approche d’un croisement avec une route, une pédale placée sur la voie détecte le passage d’un train. Elle actionne la fermeture des barrières et le déclenchement des feux rouges, interrompant la circulation routière en amont.

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Aux abords des voies : le poste d’aiguillage
L’aiguilleur est la sentinelle du rail. Installé au poste d’aiguillage, il contrôle la signalisation des voies et le cheminement des trains. C’est lui qui les oriente dans la direction voulue. Il actionne à distance les aiguilles, composées de deux lames mobiles situées sur le rail. C’est dans ces « tours de contrôle » que sont gérés les incidents et les pannes survenus sur les voies. L’aiguilleur travaille dans le cadre d’une réglementation stricte garantissant la sécurité des circulations.