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Orléans-Tours

plan de la ligne Orléans-Tours

mercredi 25 février 2015, 7:16

Lutte anti-fraude La lutte anti-fraude

par Jocelyne Nadaud

En 2015, SNCF renforce son engagement pour lutter contre la fraude, garantir un système de transport équitable, conforter les clients en règle et assurer une pleine qualité de service.

Chaque année, la fraude coûte plus de 300 millions d’euros à SNCF. Ce manque à gagner permettrait notamment de contribuer à la modernisation du transport et au développement de nouveaux services pour les clients.

Ces dernières années, SNCF a mis en place un plan d’actions pour inciter les personnes voyageant sans titre valable à être en règle, avec l’aide des équipes en gares et à bord des trains. Cependant, ces mesures ont permis de contenir le phénomène de la fraude sans réellement l’infléchir.

En 2015, à chaque étape du parcours du voyageur, SNCF renforce ses actions pour dissuader les fraudeurs. Depuis septembre 2014, SNCF a réduit la durée de validité des billets sans réservation obligatoire TER et INTERCITÉS de 61 à 7 jours.

Le 2 mars 2015, le montant des régularisations à bord et celui des amendes évoluera. SNCF envisage également de développer des valideurs sans-contact avant l’accès aux trains d’ici 2017.

2015 marquera un tournant dans l’action SNCF contre la fraude avec un plan renforcé qui se partage en deux types d’actions :

– Renforcer les actions préventives :

• information des clients sur les offres et la tarification,

• facilitation de l’achat de titre de transport et de l’accès aux services,

• personnel en gare à disposition des clients.

– Déployer des actions dissuasives :

• filtrage à l’accès au train pour les voyageurs sans billet,

• filtrage à l’arrivée,

• régularisations ou amendes.

Considérée comme une infraction pénale, la fraude est un sujet de société qui nécessite l’engagement de tous pour l’enrayer : État, Autorités Organisatrices, transporteurs et voyageurs. Tous les opérateurs de transports sont concernés par la fraude et mettent en place des plans d’actions pour la faire reculer.

Pour SNCF, le manque à gagner lié à la fraude pénalise directement les clients qui pourraient bénéficier de ce chiffre d’affaire perdu sous la forme de réinvestissements. Les conséquences de la fraude sont aussi injustes vis-à-vis des voyageurs en règle. À titre d’exemple, les 300 millions d’euros de pertes représentent le financement d’environ 10 TGV ou 30 TER neufs.

Par ailleurs, le coût de la fraude nuit à la préservation de la contribution publique de l’État et des Régions de France pour les trains conventionnés. Enfin, au-delà de la nécessité d’agir sur le plan éthique et financier, SNCF se mobilise pour lutter contre la fraude afin d’offrir des conditions de voyage sereines et respectueuses des règles de savoir-vivre, indispensables à la sûreté de ses voyageurs et de son personnel.

Et vous, que pensez-vous de ces nouvelles mesures ?