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Comment on lutte contre la fraude ?

Je vous propose de revenir sur ce sujet largement abordé sur le blog et sur lequel nous avons eu l’occasion également d’échanger lors des groupes miroirs et des rencontres en gare : la lutte anti-fraude.

Vous êtes beaucoup à réclamer les contrôles, plus de contrôles et c’est normal. Cela contribue à l’ambiance à  bord du train, améliore la sécurité et le confort de chacun (80% des dégradations sont faites par des personnes sans billets) ; et bien sûr cela permet de sauvegarder des recettes.

Quels sont les dispositifs de contrôle existants ? Pourquoi le contrôleur ne contrôle-t-il pas systématiquement ? Quelles actions sont mises en place ou renforcées ?

Pour commencer, faisons un point sur les différents modes de contrôles.

Il en existe trois :

  • un contrôle des titres de transport, à bord, par les « Agents de Service Commercial Train » (ASCT) appelés plus communément « contrôleurs ».
  • un contrôle renforcé à bord, par des interventions ciblées des groupes de contrôles renforcés. Plusieurs contrôleurs montent de façon aléatoire dans les trains sur tout ou une partie du trajet et contrôlent en partie ou intégralement le train.
  • un programme d’opérations en gare.

L’objectif de cette politique est de contenir et faire baisser la fraude, quelle qu’en soit la forme et de sauvegarder, de faire progresser, les recettes de l’activité du TER de notre région.

En d’autres termes, il faut que pour tous, avoir un billet soit la solution la plus rentable.

Le contrôle à bord

Le contrôle des titres de transports fait partie de la mission des contrôleurs » mais ce n’est pas la seule. On résume généralement leurs missions à travers les « 4S » :

  • Sécurité (du matériel, des installations)
  • Sûreté (donc la sécurité des personnes)
  • Sauvegarde des recettes
  • Services

Ces missions sont effectuées sur l’ensemble des lignes Centre-Val de Loire, par des ASCT (de Tours, Orléans, Vierzon, Nantes, Nevers, Paris, etc.).

Vous êtes beaucoup à me remonter le fait que l’ASCT (ou « contrôleur » donc) accompagnant votre train ne procède pas systématiquement au contrôle.

Voici des éléments de contexte qui peuvent en partie l’expliquer.

D’abord, l’ASCT commence par une ronde de sécurité (sorte de « traversée du train » finalement). C’est aussi une façon pour lui de se manifester auprès des voyageurs, de leur donner la possibilité de l’interpeller s’ils ont besoin d’informations par exemple. La ronde peut donc être plus ou moins longue.

L’ASCT procède ensuite au contrôle. Sur nos trains (et à partir d’une enquête réalisée chaque année), on estime que le taux de fraude est de 10%. Sur un train de 800 personnes cela fait 80 verbalisations envisageables. Et chaque verbalisation peut durer, selon les cas et discussions, de 7 à 10 minutes. On comprend mieux pourquoi un ASCT ne peut pas contrôler tout un train à chaque fois.

Le contrôle renforcé à bord

Deuxième type de contrôle : le contrôle renforcé à bord avec des interventions ciblées et programmées. Elles sont réalisées par des groupes de contrôles renforcés de Paris, Tours, Orléans, Nantes, Vierzon, Nevers….

Dans certains cas, ces actions nécessitent la participation de la Surveillance Générale (SUGE) voire des forces de l’ordre, notamment le Service National de Police Ferroviaire (SNPF), la Gendarmerie ou encore la Police.

En fait, la particularité de ce contrôle là, c’est que les agents qui sont dans ces groupes ne font que du contrôle (contrairement aux ASCT).

LES OPÉRATIONS EN GARE

On les appelle aussi les opérations d’accueil « embarquement » et « débarquement » ou « opération de sortie gare ». Elles sont menées par les groupes de contrôles renforcés, les agents d’escale et de vente, la SUGE et parfois les forces de l’ordre. Mais aussi par des équipes de volontaires formés. J’en fais parfois partie d’ailleurs…

Je sais que vous n’appréciez pas les opérations de sortie de gare car ce sont les plus contraignantes en terme de temps pour vous. Nous faisons en sorte de prévoir le maximum d’effectifs pour qu’elles soient les plus rapides possible.

La fraude évolue et nous devons continuellement adapter nos méthodes. Par ailleurs, il est logique qu’on ne communique pas sur ces opérations (sur les blogs ou ailleurs). Ca réduirait leur efficacité. Les opérations dans les trains, programmées de façon à être imprévisibles, sont donc privilégiées.

À noter que le contexte juridique aussi a évolué : la loi « Savary » (applicable depuis le 3/10/2016) a instauré un délit passible de 2 mois d’emprisonnement et de 3 750 € d’amende, pour incitation à la fraude ou à l’incivilité par le fait de prévenir de la présence des contrôleurs ou de la SUGE.

La présence de la SUGE ou de la Police est parfois critiquée ou mal comprise. Mais les comportements agressifs et le refus de présentation de titre par certains voyageurs rendent cette présence souvent nécessaire voire indispensable. Néanmoins, aujourd’hui, vu les différentes missions qu’ils ont, c’est difficile de les avoir avec nous.

LES ACTIONS PHARES

– Le 16 mars, nous sommes devenus la première région à réaliser des opérations de lutte anti-fraude en civil. Cette approche vise à supprimer toute tentative d’échapper au contrôle par les fraudeurs. Le principe du contrôle inopiné, en civil, réside dans l’effet de surprise, d’imprévisibilité et d’invisibilité. Les agents de contrôle en civil se signalent en apposant un brassard. Ils sont titulaires d’une carte professionnelle. C’est une démarche qui pourrait arriver sur notre ligne (dans le même registre, pour améliorer la sécurité – et notamment réduire les incivilités – des interventions de la SUGE en civil se multiplient).

– Une intensification des accueils embarquements et opérations sortie de gare dont je vous parlais plus haut.

– La mise en qualité des PV (« loi Savary »), qui permet d’avoir des moyens renforcés pour percevoir les PV.

– L’accompagnement de la mise en œuvre du billet valable un jour décidée par la région (pour encourager les clients à régler leur titre).

– Des campagnes d’information et de communication de lutte anti-fraude en gare et dans les trains ont été mis en place notamment à travers cette affiche que vous avez peut-être déjà vue.

Pour la région Centre-Val de Loire comme pour nous, c’est un sujet majeur, qui a d’ailleurs été contractualisé au sein de la convention. La non réalisation des objectifs est assortie de pénalités.

J’espère que cet article vous aura permis d’y voir plus clair sur ce sujet. Par ailleurs, je projette de suivre un ASCT, sur un train de pointe, pour suivre ses missions sur le terrain, à bord, auprès des voyageurs, et vous en dire un peu plus encore (je vous en reparlerai dès que ça sera plus concret).

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65 commentaires pour "Comment on lutte contre la fraude ? "

  1. RM dit :

    À ma connaissance, il n’y a toujours pas eu de date précise pour la mise en œuvre de la plateforme antifraudes tant attendue depuis l’adoption de la loi Savary en 2016… Rappelons que cette plateforme devait rendre effectif le recouvrement des amendes plutôt que de devoir subir les désagréments liés aux fausses identités données massivement par les fraudeurs au moment des contrôles.

  2. Usager41 dit :

    Pour compléter ces propos (car, contrairement à la SNCF qui est partout en France, ce que j’ajoute concerne un point existant uniquement en RCVDL pour la SNCF mais aussi en IDF pour la RATP), il faut faire très attention aux opération de contrôle « en civil ».
    Les agents concernés vous interpellent, mais ne portent pas forcément leurs brassards sur eux, il faut donc bien vérifier, car ils peuvent vous présenter leur carte professionnelle ainsi que le brassard, alors tous deux positionnés dans un étui refermable.
    Ainsi, si un agent en civil vous interpelle mais ne porte pas de brassard, demandez-lui de vous justifier de sa carte professionnelle et du brassard, car certaines personnes peuvent agir avec de fausses cartes professionnelles, sans brassard, etc… dans l’intention simplement de frauder ou vous voler votre carte d’abonnement pour la falsifier.
    Bonne journée.

  3. peha dit :

    Mme Mantin,

    j’en parlais il y a quelques mois et je suis étonné qu’un rappel ne soit pas fait afin que vous nous parliez de ce que peut faire ou non la SUGE.

    En effet, ils ne sont ni APJ et encore moins OPJ, donc ils n’ont pas le droit légalement de nous demander : d’ouvrir nos sacs pour fouiller dedans (ils ont le droit de toucher seulement ou de faire du visuel) et ils n’ont pas le droit non plus de faire du contrôle d’identité qui est du ressort de la Police et/ou Gendarmerie. Un refus de notre part se soldera par un empêchement de la part de vos agents a monter dans le train, et qu’ils appelent les services de la PN/GN pour procéder aux dites fouilles et contrôles.

    Il est important ici de rappeler le contexte légal (le contrôle d’identité est très réglementé et encadré par l’art 78 du cpp) car les agents de la SUGE ont une grosse tendance a se prendre pour ce qu’ils ne sont pas, a savoir la PN ou GN, et que nous avons des droits aussi, celui de refuser. Ce « ne sont » que des agents de sécurité et non des forces de l’ordre.

    merci 🙂

  4. MRLR41 dit :

    Bonjour Ludivine,

    Merci pour cet article.
    Je veux bien entendre que les asct ont de nombreuses missions à bord du train, mais bon, si les contrôles à bord ne peuvent être fait systématiquement sur l’ensemble du train, il y a quand même un très gros laisser aller de certains de vos collègues. Dernièrement sur les direct Tours Paris du matin, aucune annonce à la montée dans le train à Blois. Elle est faite aux Aubrais, rien à Blois. On vous laissera deviner ce que les passagers blésois peuvent en déduire. On parle de quelque chose qui prend une à deux minutes… De plus, montant toujours en milieu de train, matin et soir, donc dans des wagons susceptibles d’être contrôlés plus souvent, je peux vous dire que je ne le suis plus le matin depuis plusieurs mois (à moins que cela ne se fasse systématiquement avant Blois), et deux à trois fois par mois le soir… Dans le genre lutte anti-fraude, on a connu mieux.
    De même lors de leur passage préalable dans les wagons, il serait peut être pertinent de la part de vos collègues de penser à rappeler aux accros du portable qu’ils ne sont pas sensés passer leurs coups-de-fil au milieu des autres passagers… (oui, je deviens totalement allergique à ces personnes se permettant de partager leur vie privée avec l’ensemble d’un wagon). Mais à de rares exceptions, ils passent le plus rapidement possible dans l’espoir que personne ne les arrêtera…

    • Usager41 dit :

      @MRLR41, vrai encore ce matin (pour les annonces).
      Et il faudrait ajouter que certains CDB ne passent même pas et restent cantonnés en 1ère classe pour se reposer…

    • Ludivine Mantin dit :

      Bonjour Usager41, avez vous un exemple sur un train ou la ronde n’a pas été effectuée ?

    • Stéphane Ascoët dit :

      Entièrement d’accord avec MRLR41(mais sur Paris-Fleury). Il faudrait surtout plus d’ASCT alors qu’au contraire ils sont maintenant presque tout le temps seuls. C’est d’autant plus inacceptable quand l’ASCT en question est une femme.

      Par exemple hier matin j’étais à côté d’un passager qui avait un billet Prem’s pour un autre train que celui dans lequel nous étions. Comme il n’y a pas eu de contrôle(quelle surprise), il n’a pas été inquiété.

    • Usager41 dit :

      Enfin cette remarque signifie tout…
      Le problème est effectivement bien passé sous silence et pourtant connu pour les CDB femmes, notamment dans certains trains et à certaines heures.
      Il faudrait peut-être prévoir, si le CDB de certains trains à certaines heures est une femme, des renforts d’accompagnement…

    • Ludivine Mantin dit :

      Bonjour MRLR41, merci de votre retour sur cet article. Je fais votre remontée sur les annonces en gare de Blois et je pense qu’un rappel sur l’utilisation des portables par annonce est possible, j’en ai eu d’ailleurs une hier à bord du train que j’ai emprunté, je leur fais remonter également. Je vous souhaite une excellente journée.

    • Usager41 dit :

      Tout simplement le 860504 départ Orléans à 7h36 ce matin, 9/11. Bonne petite sieste du CDB sauf pour sortir vers le micro 1ère pour faire les annonces d’arrivée.
      Bientôt, on pourra retrouver des CDB les pieds sur les sièges à attendre un coca jusqu’au terminus…

    • Ludivine Mantin dit :

      Bonjour Usager41, et vous l’avez vu faire une ronde ?

    • MRLR41 dit :

      Bonjour Ludivine,

      Pour les annonces en gare de Blois, cela avait déjà été remonté du temps de Laurent qui, je crois, avait répondu que cela ne se faisait pas obligatoirement à tous les arrêts, mais pour moi c’est juste une histoire de politesse envers vos clients. Cela donne toujours l’impression qu’il y a les gares importantes (Tours, les Aubrais, Austerlitz) et les autres négligeables… Pas du meilleur effet… Je ne suis pourtant pas une fana des annonces à bord du train (surtout celles d’un de vos collègues qui aime nous faire des annonces sur la dématérialisation des cartes, ce qui est insupportable!).
      Pour les téléphones portables, cela est dit dans les annonces de départ, mais les gens s’en moquent royalement! C’est pour cela qu’un rappel au moment du passage à bord des wagons pour les personnes se permettant cette attitude serait utile!

    • PierreB. dit :

      Poue le CDB les pieds sur les sièges et affalé sur un carré en première classe, ça j’ai déjà eu, mais sur un TGV entre Strasbourg et Paris.
      Il a fait tout le voyage comme cela, sans aucun contrôle.
      Les fraudeurs ont du bien rigoler…
      Auparavant, sur le même train, ses collègues allemands étaient passés entre chaque gare entre Munich et Strasbourg, avec contrôle systématique après chaque arrêt (Augsburg, Ulm, Stuttgart et karlsruhe).
      Et la veille, de Budapest à Munich, les contrôleurs hongrois, autrichiens et allemands avaient également procédé à un contrôle systématique du train entre chaque arrêt, même quand ceux-ci étaient rapprochés, notamment en Hongrie et tout en étant seul à officier.
      En même temps, comme le contrôle systématique est la norme, les fraudeurs sont peu nombreux, voire totalement inexistants et du coup les opérations de contrôle sont très rapides.

    • Usager41 dit :

      Je prends ce train tous les jours. La ronde n’est jamais faite entre Orléans et LAO puisqu’il n’y a pas assez de temps, mais toujours entre LAO et Cercottes.
      Sauf qu’aujourd’hui, rien entre LAO et Cercottes, rien non plus entre Cercottes et Chevilly, et aux deux gares, il est descendu par la même porte…

  5. Titi007 dit :

    Bonjour Ludivine
    C’est bien de décrire les règles et méthode. Ça c’est le process. Maintenant quelle est la réalité ? Avez-vous des statistiques sur le nombre de controles par rapport au nombre de trains? Le coût de la fraude par rapport à l’embauche d’agents qui ne feraient que cela? Là on pourrait dire que SNCF engage une vrai réflexion d’amélioration de la sécurité et de la sûreté…

    • Titi007 dit :

      Si on considère 8000 clients Orléans Paris chaque jours à 10% de fraude, 22 euros le billet sur 20 jours, la fraude coute 352000 euros. De quoi embaucher des contrôleurs….

    • Ludivine Mantin dit :

      Bonjour Titi007, oui nous avons des chiffres que nous devons d’ailleurs communiquer à notre donneur d’ordre qui est l’autorité organisatrice, je ne peux pas les communiquer sur le Blog. La Région Centre Val de Loire nous donne une enveloppe de moyens disponibles pour lutter contre la fraude et c’est à nous de les optimiser au maximum au quotidien. Des études de pose de barrières de contrôles sont aussi en cours mais pas validées à ce jour. Bonne journée à vous.

  6. Caraf dit :

    Bonjour,
    Je pense que le mieux ce sont les portiques avant l’accès au quai comme pour les TGV et rien d’autre !

    • Stéphane Ascoët dit :

      Hélas cette atteinte à nos libertés, surtout avec des horaires de trains aussi contraints, est dans les cartons de la région…

    • Usager41 dit :

      Et hélas, pour les correspondances, il faudra donc passer les portiques dans un sens puis les repasser dans l’autre ?
      Je ne comprends pas pourquoi des portiques empêcheraient un fraudeur de frauder tout en nous empêchant d’avoir nos correspondances…

  7. mimi45 dit :

    Je prends souvent le 06h00 ce sont toujours les mêmes fraudeurs
    N’y a t’il pas de fichier informatique car ces gens travaillent et ne paient pas le train…
    On trouve cela bizarre..
    Je pense que des portiques seraient bien dissuasifs.

  8. Breit dit :

    «  L’ASCT procède ensuite au contrôle » vous êtes bien affirmative et très éloigné de la réalité.
    Vous ne faites qu’une description du processus… une présentation théorique !

    Pas de statistiques sur les contrôles à bord ?

    À côté des missions «  théoriques » des contrôleurs, vous avez oublié les activités réelles des contrôleurs pendant le trajet, après leur tournée de sécurité !

  9. Caraf dit :

    En direct du 14063.L’ASCT est interpellé par un voyageur pour lui demander de vérifier si son ebillet a bien été « mis » dans son téléphone réponse de l’ASCT: je n’ai pas l’appareil pour le lire….Et après vous allez me parler de dispositif anti fraude laissez moi rire !!!
    Cette agent est monté dans le train les mains dans les poches !?!?! Pfffff

    • Usager41 dit :

      @Caraf, non. Les ASCT (ou CDB) ont des valises SNCF (avec le matériel). Par contre, ils n’ont aucune obligation d’emporter leur matériel lors de la ronde de sécurité (sauf le portable, parce qu’il sert pour vérifier les horaires et les correspondances pour les annonces à l’approche des arrêts). Si cet agent a laissé sa valise directement dans le local de service à bord (souvent en classe 1), il n’a donc pas de matériel sur lui.

    • Benoit S. dit :

      @usager41, merci pour toutes ces informations factuelles tirées de ne je en sais quelle expérience. Dans les trains que j’emprunte, le local de service est systématiquement en seconde dans un compartiment dans les wagons de première déclassés, occupant ainsi 6 à 8 places.

    • Usager41 dit :

      Tout dépend du type de train et de sa composition 😉
      Le mode « compartiment » dont tu parles a aussi récemment fait un TER CVDL Orléans – Etampes – Paris, en première classe, avec la version cabines de 8 places, et une cabine de 8 places en première classe était fermée à clé avec un panneau à côté indiquant « ici, local de service CDB SNCF, places réservées »…

    • Ludivine Mantin dit :

      Bonjour Caraf, je vais remonter cette information au service concerné. Bonne journée

  10. Caraf dit :

    Vous dites: »La non réalisation des objectifs est assortie de pénalités ».
    Quels sont ces fameux objectifs et quels sont également le montant des pénalités ??

    • Ludivine Mantin dit :

      Bonjour Caraf, je vais essayer de vous répondre sans m’y perdre 😉 Alors nous devons contrôler à bord et à l’embarquement 18500 trains en 2018, 20000 en 2019, 21000 en 2020. La pénalité est de 550€ par point d’écart. Nous avons également une enquête fraude réalisée par la Région chaque année, elle a d’ailleurs eu lieu il y a peu de temps, mais je n’ai pas encore les résultats. L’objectif de résultat en 2018 est de 9.4% en 2018, 8.4% en 2019 et 7.4% en 2020. Les Pénalités : si le résultats est supérieur à l’objectif de 0.5 points, 5000€ par dixième de point au-delà. Voilà j’espère ne pas vous avoir perdu au milieu de tous ces chiffres 😉 Bonne journée à vous !

  11. Breit dit :

    «  Mais les comportements agressifs et le refus de présentation de titre par certains voyageurs rendent cette présence souvent nécessaire voire indispensable. »

    Est-ce que vous vous êtes posé la question du pourquoi un usager/ un abonné en règle refuse ou retarde la présentation de son titre de transport dûment valable ? Un lien avec la piètre qualité de service délivrée par l’operateur de transport est envisagé ?

    • Ludivine Mantin dit :

      Bonjour Breit, je comprends tout à fait que les clients puissent être excédés, c’est tout à fait entendable, mais pensez-vous que cela justifie une agression physique ou morale sur un agent ?

    • Blue dit :

      Bonjour Ludivine,
      Sans vouloir prendre la défense de Breit, il parle simplement de refus ou de retard de présenter le titre de transport, en aucun cas il a justifié les comportements agressifs.
      Par ailleurs, les comportements de certains agents SNCF sont loin d’être exemplaires, nous sommes nombreux ici à avoir entendu, entre autre, que si nous n’étions pas contents de la SNCF, que nous n’avions qu’à prendre notre voiture.

  12. VoyageurInformé dit :

    Bonsoir Ludivine
    Avant tout merci pour ces précisions
    Je souhaiterais apporter un complément, mes propos pourrait surprendre, pour autant il manque un peu d’écoute de la part de ASCT. Je m’explique étant abonnés il m’arrive de temps en temps pour finir la semaine d’acheter un billet unitaire et d’oublier faute d’habitude de le composter. Je ne passe pas devant les compositeurs et je n’ai pas l’habitude. Bref avoir tous ces forfaits et avoir un billet unitaire non composte, engendre une amende. Je comprends que la règle est la même pour tous. Sauf que c’est permettez moi de le dire FAUX POUR UN SANS PAPIER. Vous savez aussi bien que moi que les données fournies ne seront guère utiles et que l’amende restera impayée. Donc parfois faites preuve d’indulgence aux abonnés, aux voyageurs ayant un billet mais qui ceux sont trompés de train ou je ne sais quoi. Ne nous faites pas payer pour les mauvais payeurs. Merci

    • Ludivine Mantin dit :

      Bonjour VoyageurInformé, ce que vous dîtes est vrai, un bon nombre d’amendes restent malheureusement impayées et partent dans les mains du trésor public pour recouvrement. C’est rageant lorsqu’on est de bonne fois de se faire verbaliser. On doit maintenir un principe d’équité mais aussi laisser une part d’indulgence. Cette part est dans les mains du contrôleur et propre à chacun… Vous avez eu une amende lorsque cela vous est arrivé ?

  13. Usager41 dit :

    « À noter que le contexte juridique aussi a évolué : la loi « Savary » (applicable depuis le 3/10/2016) a instauré un délit passible de 2 mois d’emprisonnement et de 3 750 € d’amende, pour incitation à la fraude ou à l’incivilité par le fait de prévenir de la présence des contrôleurs ou de la SUGE ».

    Oui, dans ce cas, à noter également que ceci s’applique aussi au CDB du TER 860269 Orléans (18h09) – Blois (18h57). Tout CDB doit annoncer son opération de contrôle lorsqu’il la débute et ce voiture par voiture. Il est interdit de dire tel quel dans l’annonce juste après le départ d’Orléans « ce train va être contrôlé ». Un CDB glissant cette annonce (et permettant ainsi aux fraudeurs de descendre rapidos à La Chapelle tranquillement) se voit passible lui aussi de 2 mois d’emprisonnement et de 3.750€ d’amende, mais pour lui s’appliquera également l’interdiction d’exercer…

    • Stéphane Ascoët dit :

      Mouaif enfin ils sont censés faire un contrôle de base, qu’ils le disent ou pas! Au passage, moi ce qui me déplaît aussi c’est qu’il se présentent de plus en plus souvent à nous sans rien dire, à chacun de deviner qu’il s’agit d’un contrôle.

    • Ludivine Mantin dit :

      Bonjour Stéphane Ascoët, normalement on entend : « Mesdames et Messieurs contrôle des billets » ?

    • Usager41 dit :

      J’ai eu ce cas à la RATP, mais pas avec SNCF pour l’instant…

    • Usager41 dit :

      Non, ils ne sont pas obligés de dire cette mention lorsqu’ils sont en civil…

    • Stéphane Ascoët dit :

      Bonjour, oui, mais les rares fois où j’ai été contrôlé ces derniers temps, je ne l’ai pas entendu: soit pas dit, soit pas assez fort(si on est a plusieurs mètres il y a peu de chance qu’on l’entende, surtout s’il y a des gens bruyants), soit je dormais. Ca ne me semblerait pas compliqué que les ASCT disent quelque chose du style « Bonjour, contrôle! » à minima, ou s’ils sont très motivés pour la version longue « vérification des titres de transport s’il vous plaît »

  14. Nicolas45 dit :

    Bonsoir, j’ai une question (sans lien avec l’article) : en tant qu’abonné forfait je cumule bien des points sur ma carte voyageur.
    Ma conjointe qui est optiforfait avait fait une demande de rattachement, ce qui a été pris en compte rétroactivement mais seulement à l’instant T et non automatiquement tous les mois. Une nouvelle demande de rattachement a de nouveau été effectué via le compte fidelité, réponse toujours pas apportée depuis le 3/10…
    J’ai appelé le service optiforfait qui m’a assuré que les points fidelité ne fonctionnait pas avec les prélèvements optiforfait ! Ce qui signifie donc qu’aucun abonné optiforfait né bénéficie de points fidélité ??

    • Peha dit :

      Il faut écrire au service grand voyageur, j’ai mes points avec l’optiforfait, le service optiforfait ne comprend rien et ne savent pas comment tout fonctionne …

    • Ludivine Mantin dit :

      Bonjour Nicolas45, oui en effet j’aurai tendance comme Peha a dire que le service optiforfait ne connait pas le fonctionnement Grand Voyageurs.

    • Nicolas45 dit :

      Ok merci, j’ai en effet écrit il y a plus d’un mois maintenant, le compte twitter sncf m’a indiqué que les délais de traitement sont allongés….

    • Nicolas45 dit :

      D’accord merci. Par contre – encore une injustice pour les optiforfaits – le prix réduit dû aux retards a été indiqué dans l’attestation annuelle :

      « Du 01/12/2018 au 31/10/2019, le tarif mensuel de votre abonnement est de 344,50 €
      Du 01/11/2018 au 30/11/2018, le tarif mensuel de votre abonnement est de 241,15 € »

      Autrement dit AUCUN bénéfice de cette réduction ! L’employeur va rembourser la moitié de 241 €, Mobillico va compléter.

    • Caraf dit :

      Je confirme qu’en tant abonne Optiforfait je cumulé bien des points fidélité

  15. mimi45 dit :

    On se traîne avec le 18h22 aucune info
    Pire le 18h29 vient de nous doubler
    Tjrs une bonne communication la sncf
    Par contre contrôle ce soir…
    Par une charmante contrôleur.

  16. victorien45 dit :

    Bonsoir,
    J ai pris le train de tours un peu plus tôt et contrôle à bord. Mais on a finit en retard car il a fallut que les gendarmes montent à bord pour un problème avec un passager.j espère que le retour se passera mieux🤞

  17. Dan41 dit :

    Les fraudeurs se moquent des controleurs, j’ai assisté à une seine hallucinant, un CDB dresse une amende à un voyageur sans billet, le voyageur dit ne pas avoir de CNI sur lui et donne un papier avec une adresse un nom et le tour et joué … Le CDB reviens vers lui durant le voyage et lui demande de lui présenter le procès verbal dressé quelques minutes auparavant ,le fraudeur lui dit qu’il l’a déchiré et le CDB repart sans rien dire. Je pensais qu’à l’arrivée à PAZ il y aurait un commuté d’accueil et bien non rien. Que dire ….

    • Nicolas45 dit :

      Moi aussi j’avais vu un contrôle d’une personne ne parlant vraisemblablement pas français, une voyageuse a finit par faire la traduction, rien sur lui et ne sachant pas l’adresse, la contrôleuse en a déduit qu’il était accueilli par la croix rouge donc a mis cette adresse. Elle savait qu’il ne paierait jamais mais elle a juste fait son travail. Elle avait pourtant bien insisté avant pour qu’il lui donne son nom et a dit plusieurs fois que la police viendrait s’il refuse. En s’adressant à son collègue elle a signifié qu’elle n’avait pas envie d’appeler la SUGE (ils préfèraient éviter visiblement, sans doute parce que c’était compliqué d’organiser leur venue je ne sais pas mais ils n’étaient pas motivés pour les appeler).
      Donc oui un nom et une adresse bidon et c’est bon.

  18. Marié V dit :

    Madame,
    Je viens de lire avec attention votre article, bien théorique. Car encore une fois, la réalité de ce que nous, nous constatons quotidiennement et 2 x jours, nous semble peu en phase.
    J’entends que je me fasse contrôler, d’autant que cela ne me dérange pas, que je suis en règle et que la fraude coûte à ceux, comme moi, qui continuent de s’acquitter du paiement. Mais j’entends aussi que dans le cadre de cette relation contractuelle vous assumiez votre part du contrat. A savoir assurer des trains à l’heure. Il est un fait qu’aucun contrôle n’a lieu lorsque les trains sont en retard. Les contrôleurs ne s’y aventurent pas. Donc déjà que les trains soient à l’heure et vous pourrez donc faire plus de contrôle ! Ensuite, les contrôleurs qui vont à la facilité dans les trains que j’utilise ne contrôlent jamais d’Etampes à PAZ, ne pouvant même pas circuler dans les allées. Idem en sens inverse. Or, c’est bien sur ce trajet que les fraudeurs se trouvent. Donc déjà que la composition des trains soit calibrée correctement pour permettre aux contrôleurs de faire leur job.
    Par contre, étrangement, avant Etampes ou au retour passé Etampes, les contrôleurs surgissent et contrôlent, toujours les mêmes finalement qui sont en règle. Donc ces contrôles sont majoritairement improductifs.
    Vous donnez vous bien donc les moyens de cette lutte ?

  19. Ludivine Mantin dit :

    Un grand merci à tous pour vos retours sur cet article !

    Je note plusieurs points à remonter à mes collègues :
    – En savoir plus sur les droits et devoirs de la SUGE (agents de sûreté SNCF) je vais voir comment vous apporter ces éléments
    – Les annonces à bord à Blois
    – Un rappel à faire par annonces à bord sur l’utilisation du portable
    – Annoncer clairement qu’un contrôle va être effectué dans la voiture concernée

    Excellente journée à tous !

  20. 606angelique* dit :

    Bonjour,
    Bonjour,
    OK pour le comment mais quels sont vos résultats??? Si l’on veut comprendre que vous ne communiquiez pas sur le plan de contrôle prévu ainsi que sur des résultats train par train, nous serions preneurs de vos retours…car contrôler un train quasiment vide le matin en gare d’Orléans avec gros renforts de sécurité et n’effectuer que trop peu de contrôles entre PARIS et ETAMPES alors que l’on vous le fait régulièrement remonter, il y a encore de la marge…Là aussi vous faites remonter ???
    Et oui, un CDB faisant sa tournée voyant un client en train de téléphoner devrait lui rappeler les règles de bienséance…Idem ???
    Enfin, j’aurai une question précise : le CDB est-il autorisé à demander la CNI au contrevenant pour dresser le PV ? En cas de non présentation, que se passe-t-t-il ?
    Merci. Cdlt, ABM

    • Ludivine Mantin dit :

      Bonjour 606angelique*, le contrôleur peut demander la carte d’identité mais il n’y a que les forces de police qui peuvent l’exiger. Le contrôleur peut faire appel aux forces de Police pour vérification s’il estime que cela est justifié.

    • Usager41 dit :

      Je peux répondre à certaines de vos questions :
      1/ Entre Paris et Etampes, le CDB est mobilisé pour assurer la sécurité et se tenir informé notamment si le RER C pose problème et nécessite de faire couper l’ensemble des circulations (d’autant plus pour le goulot de CLR/PAZ).
      2/ Entre Etampes et Orléans, excepté ORL/LAO où nous avons 3min de route (ce qui est pire), tous les arrêts entre LAO et ETP sont espacés de seulement 5min. Un CDB m’a récemment expliqué que le train roule à 80km/h 4min30 pour s’arrêter, et ce 6 à 10 fois de suite. Il n’a donc pas nécessairement le temps s’il est seul de faire plus que la ronde sécuritaire.
      3/ Seuls les officiers publics ministériels sont autorisés à demander la CNI, l’agent SNCF n’est pas habilité s’il n’est pas accompagné d’un OPJ/OEC.

    • Stéphane Ascoët dit :

      Usager41 arrêtez de raconter n’importe quoi pour défendre l’indéfendable!

    • PierreB. dit :

      Idem que Stéphane.
      C’est du grand n’importe quoi ce que vous racontez Usager41.
      Un contrôleur d’un TER Paris – Orléans omnibus peut tout à fait contrôler son train entre Paris et Etampes.
      D’ailleurs certains le font parfois.

  21. Peha dit :

    @Usager : vous auriez mieux fait de lire ce que j’ai mis concernant le contrôle d’identité, ce n’est pas réservé qu’a un OPJ, les APJ ont légalement le droit de le faire. un APJ = un policier et/ou un gendarme, un OPJ = un policier et/ou un gendarme qui a eu son concours d’OPJ 🙂 (faut aller lire l’art 78 du cpp comme je l’ai déjà dit dans le billet en question) mais bon, vous demandez de lire, et comprendre ce qu’on dit ça devient compliqué

  22. 606angelique* dit :

    Bonjour,

    OK merci pour votre retour pour la CNI. Bref, tant que vos agents ne seront pas habilités ou en l’absence d’APJ/OPJ, les contrevenants ont encore de beau jours devant eux…
    A usager 41, là aussi quand on veut on peut, un CDB fusse-t-il tout seul peut tout à fait contrôler même partiellement un TER entre PARIS et ORLEANS. Sur ce type de trajet, une action de contrôle avec renforts aurait tout son sens.
    ABM

  23. acidric dit :

    Bonjour,
    J’ajouterais mon témoignage sur une scène que j’ai déjà vu 2 fois lors des 3 derniers mois…
    Un contrôleur annonce qu’il effectue son contrôle, commence celui-ci, il arrive sur un passager qui au lieu de sortir un titre de transport sort directement un billet de 50€ (ce qui peut laisser à penser qu’il est habitué, mais ça, ça reste une hypothèse 🙂 ), le contrôleur indique au contrevenant qu’il repassera car il n’a pas de monnaie et bien sur ne repasse pas…
    Ça m’a surpris la première fois, agacé la seconde (je pense qu’il s’agissait de la même personne, mais je ne suis pas assez physionomiste pour l’affirmer à 100%)
    A la vue de cela, je pense qu’avec un billet de 200€ vous pouvez prendre le risque de voyager gratuitement toute l’année…. malheureusement…
    A coté de ça, nous pennons a avoir une indemnité suite aux grèves, et comme de doute façon mobilico baisse également sa participation, ca ne fait aucune différence dans le porte monnaie….

  24. Nicolas45 dit :

    A quand des cartes rechargeables comme les Navigo ou l’abonnement sur mobile ? On est en 2018 tout de même. C’est un peu pénible de devoir se balader avec notre étui comportant notre abonnement forfait et la carte d’abonnement (qui ne sert à rien et qui n’est pas vérifié souvent).