En l’absence totale de trains entre Givors et St Etienne, des autocars circuleront mercredi 12/05 sur la période 6h-21h, ainsi que jeudi 13/05, matin (les horaires et un plan de transport est en cours de construction).

Au vu des informations techniques dont nous disposons pour le moment, une heure de reprise du trafic ferroviaire sur une seule voie est pour l’instant estimée jeudi 13/05 après midi.

Nous vous remercions de votre compréhension et vous assurons que les services sont mobilisés pour retrouver au plus vite une situation normale.

 

Panne de signalisation

Vendredi 5 février, une panne de signalisation est survenue à Retournac, affectant la ligne entre St Etienne et Le Puy.

Pascal Reynaud

Pascal Reynaud

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Qu’est ce que cela signifie ?

La signalisation ferroviaire regroupe l’ensemble des équipements techniques conçus pour assurer la bonne marche de vos trains, en toute sécurité. Elle est gérée depuis les différents postes d’aiguillage répartis sur l’ensemble du réseau ferré.

La signalisation aux abords des voies

Sur les lignes classiques (autres qu’à grande vitesse), la signalisation est placée aux abords des voies. Appelée signalisation latérale, elle est implantée sur des poteaux. Il s’agit, comme pour le code de la route, de feux tricolores :

  • le feu vert indique que la portion de voie est totalement libre, le train peut s’engager en toute sécurité
  • le feu orange indique que le prochain feu pourrait être rouge. Par mesure de sécurité, le conducteur doit ralentir pour pouvoir éventuellement s’arrêter au feu suivant
  • le feu rouge, aussi appelé « sémaphore » ou « carré », indique au conducteur qu’il doit s’arrêter

Signalisation embarquée

Dans un TGV roulant à plus de 300 km/h ou 320 km/h, les feux de signalisation présents aux abords des voies ne sont pas visibles. Pour permettre au conducteur de savoir à quelle vitesse il doit rouler, la signalisation s’affiche directement sur son tableau de bord, en cabine de conduite. C’est la transmission voie-machine (TVM). Elle lui indique s’il peut rouler à pleine vitesse ou, au contraire, à vitesse réduite.

Les pannes de signalisation

Comme tout équipement technique, la signalisation ferroviaire est sujette aux pannes, malgré le travail des opérateurs de signalisation sur les voies et dans les centres de maintenance. Il peut s’agir d’une panne de transmission voie-machine (TVM) ou encore d’un défaut des feux sur un poteau de signalisation.

Comment détecte-t-on une panne de signalisation ?

Plusieurs personnes sont en mesure d’indiquer une panne de signalisation :

  • le conducteur du train : lorsque par exemple, les feux clignotent de façon anormale (battement de feux) ou restent bloqués sur une même couleur
  • les aiguilleurs : lorsque par exemple le tableau de commande optique, sur lequel s’affiche toute la signalisation ferroviaire d’un secteur donné, indique une anomalie
  • les agents de maintenance des voies ou de l’équipement : lorsqu’ils repèrent un câble  d’alimentation électrique endommagé, ou des feux défaillants sur un poteau
  • Dans la cabine d’un TGV, c’est une « alarme » placée sur le tableau de bord du conducteur qui signale la défaillance.

Que se passe t’il lorsque la signalisation aux abords des voies est défaillante ?

Lorsque la signalisation latérale est défaillante, par mesure de sécurité la circulation est alors interrompue.

C’est ce qui s’est passé ce vendredi matin après que le conducteur du train 889975 ait constaté un dysfonctionnement près de Retournac. Cet incident ayant également entrainé la suppression d’un train dans chaque sens (889952 et 889953), une substitution routière a été mis en place. La situation est redevenue normale à 8h30.

10 commentaires pour “Panne de signalisation”

  1. Marc L

    Bonsoir M. Reynaud,

    Je vous remercie pour cet article détaillé et intéressant sur le plan technique ferroviaire, qui permet de bien comprendre les mécanismes de la signalisation et son importance.

    Merci aussi pour votre réponse à mon commentaire sur le billet précédent.

    Il semblerait que cet incident à Retournac se soit reproduit en fin de journée vendredi 5 car l’AR StE-Le Puy de 17H17 a été supprimé et des retards sont à nouveau apparus.

    Je me permets par ailleurs de vous signaler une scène à présent ordinaire mais qui m’a choqué jeudi soir 4 février. Le TER censé arriver de Lyon à 19H10 avait 8′ de retard. Très exactement au moment où il s’immobilisait, le TER pour Boën de 19H18 quittait la voie d’en face sans laisser le temps aux personnes en correspondance de passer d’un train à l’autre, les laissant sur le carreau, dont une femme complètement affolée et au bord des larmes !.. Il aurait fallu à ce TER, qui plus est le dernier de la journée vers Boën, non pas quelques minutes, mais SEULEMENT 30 SECONDES d’attente pour faire cette correspondance ! Je veux bien admettre que vous avez des consignes strictes en matière de ponctualité, mais une telle rigidité, lorsque quelques secondes d’attente auraient pu satisfaire tout le monde, ne fait que brimer un peu plus vos usagers.

    • Pascal Reynaud Pascal Reynaud

      Bonsoir Marc
      En situation normale, une correspondance est constituée d’un battement théorique minimum de 5’ entre l’arrivée d’un train et l’horaire de départ de celui donnant la correspondance. Ce délai est de 5’à St Etienne Chtx, 10’ à LYD et LPR, voire 14’ à Valence TGV.
      Pour une correspondance d’un autocar vers un train le battement théorique minimum est de 10’.
      Si le délai est inférieur, les outils de vente ne proposent pas la transaction commerciale.
      La correspondance entre deux trains existe si le battement réel est au moins supérieur au battement théorique minimum de la gare. Si le battement réel est inférieur au battement théorique minimum de la gare, et pour respecter les ambitions de robustesse et de ponctualité origine à 0’ (programme H00), la correspondance n’est pas garantie. J’en profite pour vous dire que le résultat de cet indicateur (ponctualité origine à 0′) est de 92,4% au mois de janvier 2021 à St Etienne Châteaucreux.

      Cependant même lorsque le battement réel est inférieur au battement minimum, et après analyse des points suivants :
      • existence d’une possibilité de report dans les 90’ sur le TER ou autocar suivant,
      • pas de report possible dans les 90’, une solution par autocar ou taxi ou hôtel ou éventuellement un avitaillement en fonction de l’heure de la journée,
      le COP (Centre Opérationnel Prod régional) peut décider d’assurer une correspondance.

      Ce n’est pas l’option qui a été choisie jeudi 4/02.

      En fonction de l’examen de chaque situation, plusieurs scénarios prévues par les normes de prise en charge sont encore possibles :
      • Un acheminement de substitution par voie routière (taxi)
      • Un avitaillement
      • Un hébergement

    • Guillaume N

      Monsieur Reynaud

      Mais vous n’avez absolument pas répondu à Marc L !

      Certes, vous donnez des informations sur le fonctionnement interne de la SNCF, mais soyons honnêtes :

      Pourquoi le train de 19h18 pour Boën n’a-t-il pas assuré la dernière correspondance possible de la soirée ?

      Cordialement

      G.

    • Pascal Reynaud Pascal Reynaud

      Bonsoir Guillaume,
      Les règles définies, fixant le cadre d’organisation des correspondances, sont contractualisées avec notre Autorité Organisatrice.
      Les agents opérationnels ont cependant toujours la latitude d’apprécier une situation donnée, de s’adapter en conséquence, tout en veillant à ce que leurs décisions n’impactent pas la ponctualité au départ.
      C’est ce qui s’est passé le 04/02, où en référence aux très faibles flux de clients observés les jours précédents entre ces deux trains (886740 et 889930), le Centre Opérationnel a pris la décision de ne pas faire attendre le TER pour Boën.

      Cordialement.

  2. Olivedelaric

    Bonsoir à tous,

    Pour ma part, je note que certains trains circulent toujours en traction thermique sous caténaire. Certes, sur les x73500, il n’y a pas le choix mais sur les autres matériels automoteurs circulant sur cette ligne, la traction électrique est possible entre Châteaucreux et Firminy, pour un plus grand confort des voyageurs : moins de bruit, moins de vibration, etc. J’aimerais bien comprendre pourquoi le passage en traction électrique n’est pas systématiquement utilisé quand il est disponible.

    • Pascal Reynaud Pascal Reynaud

      Bonjour Olivier, bonjour à tous,
      Lorsqu’une ligne électrifiée telle que St Etienne – Firminy est parcourue par du matériel bimode (ex B81500 ou B82500 offrant les deux modes de traction), l’utilisation du mode de traction électrique est la norme et le geste métier attendu. Le changement de mode de traction devant s’opérer obligatoirement à l’arrêt, il a lieu à St Etienne Châteaucreux ou à Firminy.
      Votre signalement ne mentionnant pas de jour ou de n° de train, il m’est impossible de vous faire une réponse plus ciblée.

      Cependant, dans le cadre de notre programme de réduction de l’impact environnemental « PlaneTER », nous veillons à la systématisation de cette pratique contribuant à l’atteinte de nos objectifs de réduction de nos émissions de CO².

  3. Olivedelaric

    bonjour Pascal,
    C’est noté, je ne manquerai pas de vous faire des retours précis si la situation se représente. Je vous remercie de votre réponse.

  4. Marc L

    Bonsoir M. Reynaud,

    Je reviens sur le problème de la correspondance ratée pour Boën à 30 secondes près le 4 février et vous remercie pour votre réponse technique.

    Cependant, comme Guillaume N, que je remercie également pour son post, je ne suis pas convaincu : je vois régulièrement plusieurs personnes passant du 886740 au 889930, qui sont restées en rade ce soir-là.

    Certes je conçois vos impératifs contractuels et techniques, mais j’ai encore en tête l’image de cette femme en pleurs d’avoir vu partir son train devant elle… N’oublions pas que les TER transportent encore des humains et que faire preuve d’un peu d’humanité, surtout quand quelques secondes d’attente auraient suffi, n’aurait pas vraiment bouleversé votre organisation ce soir-là…

    • Olivedelaric

      Bonjour M. Reynaud,
      Pour poursuivre sur la lancée de Marc au sujet de la correspondance non assurée, il y a bien un prochain départ pour Montbrison moins de 90 minutes après. Toutefois ce départ, outre qu’il ne va pas jusqu’à Boën, ne pratique pas non plus la même politique d’arrêts, comme nous l’avons noté lors de notre dernière réunion à l’ADTLS. J’espère que le COP est bien conscient de tout ça quand il prend sa décision car comme il n’y a plus de contrôleurs à bord, on ne peut pas interroger les gens et leur demander leur titre pour savoir où ils vont.
      On note aussi que cette façon de faire n’encourage ni à prendre le train, ni à se manifester à l’arrivée. Vous donnez l’impression que tout est fait pour dissuader les clients de pouvoir interroger un agent. Or, il faut savoir que les clients, pour avoir droit par exemple à un taxi, doivent bien évidemment se manifester. Le bureau Accueil est fermé. Comment trouver les agents ? Il y a un bouton qui déclenche une sonnette. Encore faut-il le trouver, la dernière fois, c’est moi qui l’ai montré au chauffeur de taxi qui m’a déposé en gare, il ne le voyait pas.
      On peut imaginer le calcul suivant, soit la personne se manifeste et on lui dit qu’il y a un car à 20h18. Si la personne va à La Fouillouse, Andrézieu ou Boën, on fait un taxi. Mais dans bien des cas, la personne ne se manifestera pas et s’acheminera à destination elle-même.
      Sincères salutations.

  5. Marc L

    Bonjour M. Reynaud, Olivier, bonjour à tous,

    Entièrement d’accord avec vous Olivier. Tout est fait pour que les personnes se débrouillent par elles-mêmes, elles sont d’ailleurs livrées à elles-mêmes en gare, dans les trains, partout… A présent tout est possible. J’ajoute qu’il serait difficile pour une personne non motorisée de s’acheminer elle-même à destination en cas de correspondance ratée : par définition si elle vient de Boën, Montbrison ou ailleurs sur la ligne, elle y a laissé son éventuel véhicule, donc comment peut-elle faire à partir de StE ? Appeler un proche ? Encore faut-il avoir quelqu’un à disposition. Prendre la STAS est possible jusqu’à Andrézieux, mais c’est long avec des correspondances, il faut bien connaître le réseau et certaines lignes s’arrêtent tôt. Franchement, si la SNCF préfère payer un taxi que faire attendre un train 30 secondes, on marche sur la tête ou elle a des ressources financières inattendues, elle qui fait pourtant des économies sur tout y compris sur le personnel…

    Maintenant qu’il n’y a plus d’agents visibles, je vois des comportements bizarres, des pickpockets, des traversées sauvages de voies y compris à Châteaucreux. A l’arrivée du train de Bas à 18H16, des gens courent sur les voies pour attraper le train de 18H20 vers Lyon (de la voie A à la D). Je l’ai vu plusieurs fois. Personne n’est là pour leur faire remarquer le danger. Cette correspondance devrait d’ailleurs être améliorée, il faudrait un quai à quai ou une arrivée du Bas quelques minutes plus tôt, cela limiterait ce type de comportement. Un jour un drame arrivera…

    Je signale enfin que le 18H24 de Lyon Part Dieu vers StE est désormais pérennisé à 1 rame depuis près d’un mois. A bon entendeur…

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